mercredi 30 novembre 2011

Un icosaèdre tronqué découpé en deux minutes






Quand on me demande combien de temps il me faut pour rainurer et découper un icosaèdre tronqué ajouré sur le patron duquel on dénombre 105 traits de découpe et 38 traits de plis, je ne sais pas donner la bonne réponse, je sais seulement que c'est long et fatiguant.

Aussi voir une machine toute neuve faire le même travail - en plus précis - , en seulement deux minutes ça laisse rêveur et ça augure de belles collaborations avec Laetitia et David.

video

Deux minutes de découpe de très haute précision.

video

mardi 29 novembre 2011

Quatre divisions de cubes dans des cubes en acrylique


Quatre méthodes de découpage d'un cube.


Comment couper un cube en deux selon la diagonale.

On a déjà vu il y a quelques mois ce découpage du cube en douze arêtes épaisses et taillées en biseau. Et dans ces proportions certains le nommeront éponge de Menger-Sierpinski.
Il faudra représenter le volume complémentaire, la croisée des trois directions.
C'est la mise en scène de l'octaèdre, dual du cube qui est en jeu ici. On peut constater que chaque pointe de l'octaèdre occupe le centre exact de chacune des faces du cube. L'idéal serait de le voir tenir tout seul mais les volumes complémentaires sont nécessaires pour le caler convenablement, et le cacher.

dimanche 27 novembre 2011

Collection de cubes en acrylique





Pour que les choses soient transparentes je commence l'utilisation de mes cubes en acrylique par la division d'un cube en un tétraèdre régulier serti dans quatre tétraèdres semi réguliers puisqu'ils sont calés dans quatre des sommets du cube avec pour base un triangle équilatéral qui relie trois diagonales des côtés. C'est beau, c'est clair, c'est épatant, je vois d'ici ma petite collection didactique.
Je dois dire que j'admire le designer inconnu qui a su concevoir ce cube divisé en deux U qui coulissent l'un dans l'autre.

Perspective au Supermarché ou Un Achat Idéal

Chaque samedi ou presque je photographie le parking du supermarché,
je vénère le quadrillage presque régulier des lignes blanches, la ponctuation des arbres neufs, et ces temps-ci l'arrivée de l'hiver qui dénude merveilleusement les arbres sous un ciel si poétiquement gris.
Ce dimanche n'est pas un samedi mais je retourne acquérir douze cubes en acrylique
pour compléter ceux achetés hier et qui me permettent des expériences lumineuses
que je ne tarderai à dévoiler sur cet écran.
Et je découvre ENFIN que c'est l'achat IDÉAL à déposer sur le tapis roulant de la caisse pour l'amateur de rangements orthogonaux que je ne cesse jamais d'être. Je ne pouvais hélas ni filmer ni photographier le léger désordre temporaire occasionné par la prise en mains de la caissière aussi souriante qu'efficace ni mon empressement à rétablir promptement l'ordre en fin de parcours. Pour rejoindre le parking j'ai préféré la prise en mains la plus ferme possible maintenant devant moi le parallélépipède parfait jusqu'au véhicule contre lequel j'ai dû m'appuyer pour extirper la clef de la poche et déclencher la serrure électromagnétique qui n'est pas encore accompagnée d'une ouverture automatique de la portière ce qui on l'imagine a demandé de ma part habileté et ingéniosité pour déposer le mieux possible mon édifice impeccable sur le siège dont le confort calculé pour le corps humain propose une assiette ni assez lisse ni assez horizontale à mes joyeux cubes.

(On aura compris en me lisant attentivement que contrairement à ce que qu'une des photos pourrait laisser croire je n'ai pas opté pour le Caddie, ce qui laisse mieux comprendre mes manœuvres délicates au moment de pénétrer dans l'habitacle. Je souligne ici les difficultés d'articulation entre les textes et les images. Et j'offre un exemple intéressant à étudier pour les amateurs de statistiques ainsi que les sociologues qui se préoccupent de l'impact des images au détriment de celui de l'écrit.)

jeudi 24 novembre 2011

Quand un Quentin peut compter vingt-et-un c'est qu'approche le vingt-huit onze onze


On s'expliquera le dégradé de bleu quand j'aurai précisé que les 21 cases m'ont permis de distribuer le pourcentage de bleu cyan de 0% à 100% en passant par 5%, 10%, 15%, 20%, 25%, 30%, 35%, 40%, 45%, 50%, 55%, 60%, 65%, 70%, 75%, 80%, 85%, 90%, 95%.

Derrière Quentin Aubé, un aspect du vieux Mans, mieux nommé cité Plantagenêt selon le désir de son maire, un morceau de la cathédrale, collée par la perspective à un détail de la partie haute de la Collégiale Saint-Pierre-la-Cour qui abrite en sa partie basse néanmoins haute de plafond une exposition Roman Opalka intitulée Le vertige de l'infini, complétée par un accrochage d'œuvres de jeunesse, un tout petit peu plus loin en ligne droite, au Musée de Tessé, jusqu'au 22 janvier 2012.

Compter les ans, compter les faces, à deux pas d'une exposition de celui qui voua sa vie d'artiste à compter le plus longtemps possible à partir de l'âge de 34 ans, de 1 en direction de l'infini, sur des tableaux mesurant 136 x 96 cm dont on sait maintenant le nombre fini, 235, puisque l'aventure s'est terminée au début du mois d'août dans un hôpital italien, alors que l'auteur avait espéré atteindre 7 777 777. Si je ne sais pas quel est le dernier nombre inscrit par Roman Opalka dans son atelier sarthois juste avant son départ en voyage qui avant Rome l'a conduit à Venise (puisqu'il y a été vu au moins par Fabien Yvon), je tiens de Roger Lecoq, directeur des musées du Mans, qui a observé attentivement le tableau couvert de 13 367 chiffres, que l'on peut lire en haut à gauche 5 346 904 et en bas à droite 5 360 271.

Tout ceci pourrait bien m'amener à penser à la fabrication d'un mazzocchio comptant 80 faces, juste en blanc sur noir, blanc sur gris, blanc sur blanc.


mercredi 16 novembre 2011

ATTENTION, U, C'EST DIFFICILE, NU IL VA, NIF



Après mon départ de Corbières en juillet, Pierre Mrejen a eu beaucoup de travail pour terminer l'édition de mes cinq petits livres qu'il est en train de distribuer dans un certain nombre de librairies parisiennes. Ceci ne veut pas dire qu'il faut obligatoirement se rendre à Paris pour le trouver, n'importe quelle librairie peut l'obtenir, le travail sera facilité avec le numéro d'ISBN ci-dessus mentionné.

Mon éditeur et son mazzocchio




lundi 14 novembre 2011

Quatre Polaroid retrouvées





Hasard des retrouvailles, Justin Delareux me disait dans l'après-midi son enthousiasme pour l'exposition Markus Raetz à la BNF Richelieu et je redécouvre ce soir dans un dossier de mes travaux de 2008 quatre photos Polaroid que Justin m'avait envoyées suite au cadeau que je lui avais fait de petites boîtes pliantes ne pouvant rien contenir d'autre qu'elles-mêmes.

Trois liens vers Markus Raetz

Je ne peux que conseiller à tout un chacun de se rendre à la BNF rue de Richelieu et de prendre un ticket d'entrée pour la très belle exposition de l'enchanteur Markus Raetz, estampes, sculptures.
C'est jusqu'au 12 février 2012.
Les amateurs de perspectives délicates seront comblés.
En suivant ce lien, les horaires,
en suivant celui-ci une vidéo.

Et jusqu'au 30 décembre à la galerie
7 rue Notre Dame de Nazareth 75003
Métro Temple

mercredi 9 novembre 2011

Qu'on ne s'y trompe pas



Qu'on ne s'y trompe pas cette situation n'est pas exactement équivalente à celle décrite par le dessin précédent. Cette fois vous regardez un cube dont un de ses sommets se présente exactement en face de votre œil, et, attention, le sommet opposé se trouve exactement dans le même axe, dans le prolongement difficile à se représenter je vous l'accorde de ce que Léon Battista Alberti nommait "le Prince des rayons", tout simplement la ligne imaginaire qui relie votre œil au point central de l'objet que vous regardez avec attention, exactement au centre de votre champ visuel vaguement rond.

Un simple cube posé sur un de ses sommets


On n'a pas fini de s'étonner.
Quentin Aubé m'a posé un problème que je croyais simple.
Comment trouver les dimensions de l'hexagone qui correspond à la projection d'un cube que l'on désire représenter posé sur une pointe, un autre des sommets face à notre œil ?
Il faut bien réfléchir et si on peut regarder un cube en vrai, si possible transparent, calculer la diagonale qui mène d'un sommet à son opposé. On peut jubiler plusieurs fois en croyant avoir trouvé. Et puis déchanter, s'apercevant qu'on s'est trompé. Les mathématiciens géniaux sont capables je n'en doute pas de faire virevolter tout ça avec aisance dans leur cerveau parfaitement organisé, pour ma part je dois reconnaître qu'il me faut examiner réellement un cube, celui justement dont je ne savais pas quoi faire en juillet 2010 et d'y placer à l'intérieur des équerres de papier mesurant cette diagonale pour commencer à pouvoir comprendre. A deux on peut se mettre à comprendre qu'il n'est pas difficile de mesurer une des dimensions de l'hexagone recherché si on dessine le cube vu de haut comme un carré sur une pointe, la largeur de l'hexagone correspond à la diagonale de ce carré, l'autre dimension en découle puisqu'il s'agit d'un hexagone régulier. Illustrator nous aide à dessiner ça sans délai. Reste que la hauteur du cube posé sur un sommet dépasse les dimensions de cet hexagone, et là, on cale encore un peu avant de comprendre.
On peut regarder les images sans chercher à comprendre ce qu'on lit.
C'est pourtant simple apparemment !
Un cube, quand même !




mardi 1 novembre 2011

Hippolyte et son mazzocchio dix-huit




En retard depuis le 25 juin voici qu'hier soudain en toute hâte fut réalisé un mazzocchio 18 dont j'avais depuis longtemps mûri le projet. En attendant des photos prises par Raphaëlle, voici cet aperçu d'un objet qui ne ressemble pour l'instant à aucun précédemment construit.
Et son destinataire Hippolyte.